La Saint-Sylvestre dédiée à Maurice Béjart |
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Le 31 décembre, tout le village lébu de Toubab Dialaw accompagne Maurice Béjart dans son voyage post-mortem. Le chorégraphe, 80 ans, est décédé le 22 novembre dernier à Lausanne. Selon la tradition, soit quarante jours après sa mort, ses amis et compagnons africains lui consacrent un jour de communion pour que « la terre lui soit légère ». Rien d’étonnant à cela. Germaine Acogny, danseuse, enseignante et chorégraphe, 63 ans, accompagna Béjart dans bien des aventures. Après avoir créé le premier studio de danse africaine à Dakar en 1968, elle dirigea de 1977 à 1982 Mudra Afrique, l’école que Maurice Béjart avait créée à Dakar. Pour elle, le chorégraphe fut un «père». Après la fermeture de l’école pour des raisons financières, Germaine Acogny n’a eu de cesse que de reconstruire. En 1995, elle ouvrait avec Helmut, son «chouchou» et complice, l’Ecole des Sables dans le village de pêcheurs (salut Capitaine!) de Toubab Dialaw. Magnifique lieu en pleine nature où les danseurs africains apprennent leur art à même le sable, cette école a déjà vu passer bien des stagiaires que l’on retrouve aujourd’hui sur la scène contemporaine africaine ou non. Dihy Chaussée s’associe à cette journée et nuit de fête singulière.
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