Une création d’Haja Saranouffi à la croisée des cultures malgache et sud-africaine

Sourire timide, un regard qui se détourne de temps en temps : Haja Saranouffi est un danseur pas comme les autres. Il signe sa troisième participation pour les 7èmes Rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan Indien qui se tiendront du 1er au 10 mai prochains à Tunis. Ses riches expériences au sein de la compagnie Vahinala ainsi que les différents échanges qu’il a pu faire dès ses débuts en 2002, ont fait de lui un danseur et chorégraphe indépendant. Depuis 2004, le chorégraphe a décidé d’entamer une carrière solo pour mieux élaborer son propre langage.

Après une phase d’observation et de réflexion, il découvre lors des Rencontres Chorégraphiques à Paris, mille façons de travailler et de s’exprimer. Son style, il ne saurait le définir, car il est un perpétuel chantier, fait de formation et de déformation intérieure.

Cette fois, Haja Saranouffi a réussi à franchir la préselection de la manifestation et du concours organisé par Culturesfrance. Associé à deux jeunes danseurs sud-africains, Thamihector Manekehla et Thabiso Heccius Pule, il forme un trio qui traduit, à travers un voyage introspectif, la rencontre de deux cultures : malgache et sud-africaine.

/Pieces/ (de l’afrikaans “Karohano” signifiant “Pièces par pièces”) met en scène les points de convergence et de divergence de la culture malgache et sud-africaine.

La rencontre des trois danseurs remonte à 2006, lors du festival de danse contemporaine I’Trôtra. Ils ont produit une première ébauche de la pièce. Et, en 2007, une résidence de création en Afrique du Sud a permis au spectacle de prendre forme. Beaucoup de travail sur le corps en torsions et en distorsions, beaucoup de travail sur les membres en quête de mouvements balancés, ondulés ou enroulés...

/Pieces/ a déjà fait l’objet d’une tournée sud-africaine. Beaucoup la découvriront à Tunis.

Domoina M.